Baya, égérie des surréalistes

Baya est née le 12 décembre 1931 à Bordj el Kiffan (Fort-de-l’Eau), aux environs d’Alger. Orpheline de ses deux parents, elle est recueillie à l’âge de cinq ans par sa grand-mère qu’elle aide dans son travail dans une ferme de colons. En 1943, ses premières réalisations de modelages et de ses dessins attirent l’attention de Marguerite Caminat, sœur de la propriétaire du domaine. Elle la prend alors en charge et lui donnent les moyens de s’exprimer. Aimé Maeght, de passage à Alger, découvre fortuitement ses œuvres chez son ami le sculpteur Jean Peyrissac et il tombe sous le charme : Baya part en 1947 à l’âge de 16 ans pour Paris à l’occasion de l’exposition de ses aquarelles au sein de la galerie Maeght.

Lire la suite

Les « suites » d’Irène Némirovsky

Réapparue dans nos mémoires à l’occasion du couronnement de son roman Suite Française, (Editions Denoël, 2004) par le prix Renaudot, Irène Némirovsky, par son œuvre et son destin, ranime en nous le devoir de mémoire. A la fois juive et étrangère en France, l’auteur de nouvelles et de romans porta le double sceau de la stigmatisation et du rejet, victime de l’antisémitisme de son temps et morte en déportation à Auschwitz.

Lire la suite

Le Maloya, Mémoire de l’esclavage

Firmin Viry

Le Maloya, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO le 1er octobre 2009, est à la fois une musique, un chant et une danse propres à l’île de la Réunion. Métissé dès l’origine, le Maloya a été créé par les esclaves d’origine malgache et africaine dans les plantations sucrières, avant de s’étendre à toute la Réunion. Cette population du « Kaf » pratiquait tout d’abord le Maloya pour rendre hommage et invoquer les ancêtres à travers les « services », cérémonies mystiques, auxquels sont initiés les jeunes adultes. Mélange de mots malgaches, africains et parfois français, les chants et les danses se mêlent au son des percussions notamment le Roulèr.

Lire la suite