Nelson’s Ship in a Bottle : le monument historique revisité par Yinka Shonibare


ill 1 : Yinka Shonibare : Nelson’s Ship in a Bottle, Londres, Trafalgar Square.

En 1841 était érigé sur Trafalgar Square, à Londres, un piédestal destiné à recevoir une statue équestre. Faute d’argent, la statue ne vit jamais le jour …mais le piédestal demeura. Plus de cent cinquante-ans plus tard, en 1998, la Royal Society for the encouragement of Arts, Manufactures and Commerce permit à trois artistes britanniques – Mark Wallinger, Bill Woodrow et Rachel Whiteread – d’y présenter successivement leurs œuvres, initiant ainsi l’aventure du « quatrième piedestal » (the Fourth Plinth) de Trafalgar Square.

Depuis lors, et à raison de cycles de 18 mois, le socle s’est régulièrement vu investi d’œuvres aussi variées que le Model for a Hotel de Thomas Schütte (2007) ou de la pièce Anthony Gormley, One and Other, qui consistait à faire de cet austère socle de pierre un espace de libre expression pour les sujets de sa Majesté (2009). Depuis le mois de mai 2010, c’est une pièce d’un tout autre genre qui trône sur la célèbre place londonienne. Yinka Shonibare, artiste britannique d’origine nigériane y a en effet installé une gigantesque bouteille contenant un surprenant navire aux voiles bigarrées.

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Retour sur un catalogue d’exposition : « La Soie & le Canon France – Chine, 1700-1860 »

La Soie et le Canon


Entre ces deux dates, la relation sino-française devait connaître de fortes variations, passant de la fascination au rapport de force, de l’ouverture culturelle à la posture coloniale.
Innombrables sont les apports qui, en provenance directe de Chine, contribuèrent à façonner le monde occidental moderne. Qu’il s’agisse de sciences, d’industrie, de botanique ou même de gastronomie, le catalogue revient sur toutes les importations qui jouèrent un rôle de premier plan au siècle des Lumières.

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Hommages – « Sentinelles »

 

Antonio Contador-Sentinelles

Antonio Contador se présente comme un fossoyeur d’histoires. Il déterre, met à jour puis permet de faire le deuil d’histoires personnelles ou anonymes. C’est en écoutant des histoires de famille d’une oreille distraite qu’Antonio Contador, artiste aux multiples allers et retours entre France et Portugal, découvre que son grand-père a fait la guerre de 1914-1918 dans le nord, un aieul taiseux qui s’animait dès lors qu’on évoquait la France. Un hasard et une histoire personnelle qui ouvrent la porte à un travail artistique autant qu’à une recherche sur ces soldats portugais venus combattre les Allemands.

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